COMPTEUR
DE VITESSE
PERMANENT
PROJET - CONTROLE DE VITESSE PERMANENT
Le constat :
Nous sommes nombreux sur les routes à respecter les limitations de vitesse.
En adultes responsables, nous suivons les codes, règles et droits qui régissent le réseau routier.
Responsables et adultes, nous privilégions la prévention et la protection de l'intérêt général.
Mais force nous est de constater que nous évoluons malheureusement dans une société où certains promeuvent et /ou pratiquent un individualisme forcené, un opportunisme érigé en valeur suprême. A la mesure de ces non-valeurs, leurs agissements immatures et inconséquents n'auraient pas lieu d'être sanctionnées puisqu'en toute mauvaise foi assimilés à une rébellion vitale et nécessaire à "un ordre établi outrageusement répressif".
L'insécurité routière devient la règle commune puisqu'on ne décompte pas moins 8 000 (1) morts par an et que le nombre des blessés graves est régulièrement occulté. Ces grands blessés sont d'autant plus volontiers "oubliés" qu'ils conservent souvent des handicaps corporels et/ou des séquelles psychologiques définitifs.
Ce lourd tribut découle souvent pour tout ou partie du non-respect des limitations de vitesse. Par ailleurs nos automobiles silencieuses, souples, rapides et fiables procurent un sentiment de bien-être jusqu'à l'euphorie de l'invincibilité. Aussi l'usager lambda roule t'il de la même façon qu'il marche, qu'il bouge, qu'il parle et croit penser.
Dans bien des situations de notre quotidien, on nous demande aujourd'hui d'aller vite, d'accélérer. Et tout va très vite... de plus en plus vite. Ce comportement frénétique nous le transposons au volant sans prendre le temps de réfléchir aux difficultés qu'il va induire sur la scène de la route. Vite, encore plus vite, trop vite et la vitesse s'insinue dans ce cocon qu'est devenu la voiture. Conducteur pourtant de bonne foi, habituellement respectueux des règles, nous pouvons nous « faire prendre au jeu » et dépasser les vitesses autorisées, par inadvertance.
Que dire de ces autres conducteurs qui, « risquant le jeu », pulvérisent systématiquement les interdits, les limitations de vitesse, les dos d'ânes (« breakspeed »), les « stops », ..... tous les dispositifs installés afin de réduire la vitesse en secteur urbain ou harmoniser la circulation en secteur diffus ? De toutes façons aucune réglementation n'infléchira "l'instinct de prédation" de ces ....... puisqu'a contrario l'interdit les excite.
Un grand nombre de conducteurs sensibles à l'idée de citoyenneté et impliqués dans le respect de la législation routière veulent réagir à la bêtise de certains, concilier le plaisir de conduite en détente et en sécurité et favoriser la diffusion de leur éthique. Ces valeurs doivent être reconnues, préservées, entretenues et pérennisées.
Par leur utilisation au long cours du C.V.P, ces conducteurs veulent être une force constructive capable d'intervenir positivement sur les choix et décisions des pouvoirs publics et faire adopter des mesures de protection bénéfiques à la sécurité de tous.
ACTION :
Dans le cadre du contrôle de la vitesse, une mesure de protection simple serait d'installer à bord des véhicules au niveau des pare-brise avant et arrière un dispositif d'affichage permanent de leur vitesse instantanée.
La vitesse du véhicule embarquant le CVP serait alors accessible en permanence au conducteur, à ses passagers et aux autres usagers de la route. Cette donnée serait présentée sous forme d'affichage digital à 3 chiffres (ou d'un rétro éclairage) de 6 à 7 centimètres de hauteur.
Évidemment en aucun cas se dispositif ne pourrait servir de référence aux forces de l'ordre pour procéder à la rédaction de procès verbaux.
OBJECTIF :
Par cette mise à disposition du paramètre vitesse à l'ensemble des acteurs de la route, tous les conducteurs et leurs passagers seront mis en situation de responsabilité permanente.
Cette mesure générera invariablement le refus et la contestation des conducteurs irrespectueux qui n'apprécieront pas d'être en permanence rappeler à leurs devoirs mais plus aucun conducteur ne pourra dire : "je ne savais pas".
(1) Source - MAIF infos Septembre 1998